Projet Santé des hommes victimes de traumas interpersonnels

Santé des hommes

Un projet de planification de recherche financé par les IRSC est présentement en cours afin de faire le point sur les données actuelles et rendre compte des besoins de recherche chez les hommes victimes de violence.

Méta-analyse

Ce projet a donné naissance à un exercice de méta-analyse visant à recenser les études publiées au cours des 10 dernières années sur les liens entre les traumas interpersonnels subis durant l’enfance et la violence subie et perpétrée en contexte d’une relation intime à l’âge adulte. Un tel projet s'avère nécessaire puisque les études témoignent, non seulement d’un manque d’études chez les hommes victimes de violence, mais également d'incongruences dans les résultats disponibles et d’un manque de clarté dans les définitions. Nos résultats mettent en lumière que les études portent généralement sur les hommes en tant qu'auteurs de la violence conjugale, mais peinent à documenter leurs expériences de victimisation.

Autre projet

En lien avec ce souci de documenter les expériences de traumas subies par les hommes et leurs impacts, nos projets de recherche tiennent compte des effets de genre et des spécificités des répercussions chez les hommes.

Les travaux de Marie-Pier Vaillancourt-Morel ont mis à jour que les hommes survivants d’agression sexuelle en enfance rapportent plus de compulsions sexuelles et de relations sexuelles extraconjugales que les femmes ayant vécu le même type de trauma en enfance. Ces travaux révèlent également des similitudes puisque chez les deux sexes, le statut relationnel module les répercussions sexuelles et la présence de compulsions sexuelles et d’évitement sexuel sont associés à une augmentation de la détresse conjugale.

Pour sa part, Anne-Julie Lafrenaye-Dugas examine les effets de genre dans le rôle de l’attachement romantique dans les liens qui unissent les traumas cumulatifs et l’alliance thérapeutique afin de permettre de meilleures approches thérapeutiques auprès des survivants.   

Enfin, est en cours une collaboration sur un projet qualitatif qui s’intitule « Description de la pire expérience amoureuse de garçons rapportant avoir vécu de la violence physique dans leurs relations amoureuses », dirigé par Martine Hébert.